#1. Cuzco et la Vallée Sacrée, hors des sentiers battus

On continue à suivre les aventures de Fabienne au Pérou. Pour ce nouveau post, elle se trouve dans la fameuse Vallée Sacrée.

Aventurière dans l'âme c'est hors des sentiers battus que Fabienne s'est aventurée.

Suivez le guide.

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Cuzco et la Vallée Sacrée, hors des sentiers battus #1

Après trois petites journées passées à Lima, me voici repartie à l’aventure ! Pour aller de la capitale péruvienne à l’autre capitale, celle de l’antique empire inca, il faut près de 24h de route.

Au Pérou, certains bus qui parcourent de longues distances sont bien plus confortables que des avions. Et bien moins chers, naturellement !

C’est donc après une nuit et presque une journée passées sur les routes à admirer les montagnes péruviennes qui défilent et à lutter contre le mal de l’altitude, qui s’insinue sans qu’on s’en rende tout à fait compte, que j’atteins finalement Cuzco. 

Cuzco : bienvenue à la maison !

La maison de mon hôte, Jhonattan, peut héberger une quinzaine de couchsurfeurs à la fois. Lorsque j’arrive, absolument essoufflée, mes poumons au bout de leur vie, le salon est plein à craquer.

A 3 500 m d’altitude, la différence de climat et d’air se fait rapidement sentir, surtout lorsque la maison où je couchsurfe se trouve tout en haut d’une ruelle abrupte. Dans cette ville, tout est abrupt, à part la Plaza de Armas (place centrale) et ses alentours très proches. Rien d’étonnant : la ville tentaculaire grimpe très vite sur les montagnes, les recouvrant de petits points de couleurs et d’innombrables lumières à la nuit tombée.

A la maison, il n’y a que de l’eau (froide) le matin, pas beaucoup d’intimité mais l’ensemble dégage des ondes positives à tout casser. Je ne parle même pas de la vue plongeante sur Cuzco, qui rattrape tout.

Je pose mon sac pour 5 nuits. C’est Matthias, Berlinois d’origine, sans billet retour pour l’Europe, qui m’ouvre. Maksym, ukrainien bloqué à Cuzco depuis 1 mois par manque d’argent après une année entière de voyage, me montre mon lit. Jhonattan n’est pas là : il étudie l’anthropologie et est en cours. Yuliana, indonésienne, n’est là que pour deux nuits. En temps normal, elle vit à Urubamba, dans la Vallée Sacrée.

Que de nouveaux visages et de nouvelles langues ! Tout le monde parle un peu espagnol, un peu anglais, mélange les deux langues. Le « spanglish » dit-on ici. 

Cela fait du bien d’arriver dans une vraie maison, de pouvoir rire avec d’autres voyageurs, se raconter nos histoires, échanger nos astuces autour de tasses de maté et d’infusions de feuilles de coca – le corps en a besoin pour mieux supporter l’altitude.

Vivre et manger à Cuzco : petite routine heureuse

Je vous disais poser mes bagages pour 5 jours, c’est bien cela ? Hum, à vrai dire, au moment où j’écris ce billet, voilà déjà 10 jours que je suis à Cuzco. Le rythme de la ville m’a saisie, celui des voyageurs sans contrainte de temps aussi, celui de nouveaux amis encore plus. Entre Matthias, Maksym et moi se sont tissés de vrais liens et nous vivons ensemble la même petite routine de découvertes depuis une semaine.

7h. On se lève et on admire la vue depuis la fenêtre de notre chambre.

On se raconte nos rêves et notre sommeil de la nuit passée. 8h. On va déposer notre linge sale deux portes plus loin, chez la vieille dame qui nous fait nos lessives pour 3 soles le kilo.

9h. Un peu de travaille avant de partir en vadrouille

Maksym et moi travaillons deux heures chaque matin avant de sortir déjeuner à Wanchaq, dans un marché ex-centré, très peu fréquenté par les touristes.

Là, nous prenons toujours un menu chez la même dame qui nous fait des portions énormes pour 4 soles (1€). La traditionnelle soupe de quinoa vient avant le « segundo », le plat principal, habituellement composé de viande frite, de riz garni et de légumes. Le tout est couronné d’un verre de maté sucré.

13h. Nous faisons notre marché.

Fruits exotiques à gogo, mangues juteuses et sucrées, chirimoyas, figues de barbarie, grenadillas (sorte de fruit de la passion), plantanos (grosse bananes), fraises et poires exotiques font mon bonheur. 15h. Nous partons en excursion pour un site inconnu des touristes.

19h30. Retour à la maison

Nous rentrons, la maison nous accueille avec des visages familiers et de nouveaux voyageurs.

21h. Quelqu’un a allumé un joint.

Juan le Colombien joue du ukulélé. Son amie Camila dessine ce qu’ils ont visité dans la journée, dans un grand carnet rouge.

23h. Je me couche avec des rêves plein la tête..

Je me glisse dans mon sac de couchage douillet, pleine de gratitude pour la capitale inca.


 

Auteur de l'article

  Fabienne, créatrice du blog Food & Voyage A la cherche du pain perdu

 

Fabienne, créatrice du blog Food & Voyage A la cherche du pain perdu